La semaine des médias (1)


Semaine du 19 au 26 janvier 2017

Sujets choisis par les élèves

*le programme politique de Donald Trump (3)
*l’avalanche mortelle des Abruzzes (7)
*le bio dans nos cantines (2)
*la pollution atmosphérique en France et ses conséquences sur la santé (8)
*le Vendée Globe (3)
*le championnat du monde de hand-ball (3)

Sujets présentés par

*Coline Payet (4B) : le bio dans nos cantines
*Alicia Boucheron (4A) : la pollution de l’air en France
*Lucas Vincent (4C) : la pollution de l’air en France (2)

Prochainement sur le dazibao
avec fiches d’actu et articles préparés avec madame Mouly au CDI pour éviter la simple sélection et reproduction des données (EPI)
+ fiche de compétences indicative sur la recherche d’infos, la sélection des sources, la conception, l’illustration et la rédaction des articles ;
+ travail sur le fond (orthographe, syntaxe et style journalistique).

*Coline Payet : "le bio dans les cantines scolaires : une lente mise au vert"

Les sénateurs peinent à se mettre d’accord sur une mesure contraignante, censée entrer en vigueur en 2020.Ils ont encore débattu sur le sujet cette semaine.

Les cantines scolaires peinent à se convertir au vert : seul 3% du contenu des assiettes serait issu de l’agriculture biologique, selon l’association Un Plus Bio. En réaction, une proposition de loi, adoptée en janvier par l’Assemblée, prévoit d’imposer aux municipalités, d’ici 2020, de mettre en place des menus composés à 20% d’aliments bio. Mais celle-ci a déjà été largement cuisinée au Sénat, qui débat du texte en ce moment. Vers quoi se dirige-t-on ? Décryptage.

Exit l’objectif des 20% ? Le texte est revenu dans le parcours parlementaire la semaine dernière. Et il a été largement amoindri. Les sénateurs ont supprimé en commission l’objectif de 20% d’aliments bio dans les menus pour toutes les cantines d’ici 2020. Ainsi que celui de 40% de produits "issus de l’alimentation durable, locaux et de saison".

Bio ou "conversion au bio" ? En réaction, les écologistes, à l’origine de la proposition de loi, ont proposé mercredi une nouvelle mesure, détaillée dans Libération par le sénateur écologiste du Morbihan Joël Labbé. Le quota de 20% serait réintroduit. Mais en lieu et place de produits issus de l’agriculture biologique, les cantines proposeraient des "produits issus de surfaces agricoles en conversion". En clair, les produits des agriculteurs qui auraient entamé des démarches pour se convertir au bio auraient leur place dans les 20%.

L’objectif de la manœuvre des écologistes est d’arriver à trouver un consensus, afin d’adopter le texte dans les plus brefs délais et de le rendre acceptable aux yeux des élus locaux. Mercredi, Joël Labbé se disait d’ailleurs "certain" que le texte allait être adopté. Or, le Sénat a repoussé dans la soirée son examen à plus tard. "Est-ce encore une manœuvre pour gagner du temps et trouver de nouveaux arguments pour rejeter une nouvelle fois" la mesure ?, se demande le site Bio addict, engagé en faveur de la mesure. Pour l’heure, aucune date n’est fixée pour un nouvel examen par le Sénat.

20%, un objectif atteignable ? Il faut dire que l’objectif d’imposer des quotas avant 2020 fait largement tiquer la droite, majoritaire au Palais du Luxembourg. "La surface agricole utile cultivée en bio représentait fin 2014 moins de 5% du total en France. Il est illusoire d’escompter une progression de la production en bio suffisante pour satisfaire, à échéance de 2020, l’objectif de 20% figurant dans la loi, sur la base de productions françaises".

Enquête sur le bio dans les cantines scolaires du Lot-et-Garonne et au collège la semaine prochaine pour compléter l’information.

*Alicia Boucheron et Lucas Vincent : la pollution de l’air en France

2 traitements de l’info

*carte visuelle de la pollution de l’air en France : les villes les plus polluées
*la pollution aux particules (schéma explicatif)
*comparaison de paysages urbains (avec et sans pollution)
*les vignettes anti-pollution Crit’Air
*schéma des pathologies associées à la pollution de l’air (sciences et avenir)
*quels risques ? Quelles décisions urgentes ?

La France désarmée face à la pollution de l’air ?
Questions sur la pollution de l’air en France

L’opportunité et l’efficacité de la circulation alternée déclenchée à Paris et à Lyon fait polémique cette semaine. Les mesures de fond, elles, se font toujours attendre.
Une partie de la France est plongée dans un brouillard de particules fines et la situation va perdurer. Il s’agit du plus long et du plus intense pic de pollution hivernal depuis dix ans, qui met en lumière l’inertie des pouvoirs publics. Le phénomène, qui frappe essentiellement les zones urbaines, est peu lié à des transferts de pollution entre régions ou depuis l’étranger, mais à des conditions anticycloniques installées sur l’Hexagone et sur une large partie de l’Europe de l’Ouest. Elles entraînent la stabilité des masses d’air et favorisent l’accumulation des polluants locaux près du sol.

La faiblesse du vent, de 5 à 6 km/heure tout au plus, provoque, en soirée et tôt le matin, une concentration des particules fines émises par le trafic routier, certaines installations industrielles mais aussi le chauffage, en particulier au bois. S’y ajoute un phénomène d’inversion des températures – l’air à proximité du sol est plus froid que celui de l’atmosphère – qui piège les polluants au sol (particules fines, dioxyde d’azote) comme sous un couvercle.

Pour le troisième jour consécutif, dans les grandes villes françaises, le principe de la circulation alternée et de la gratuité des transports en commun a été mis en place.
Des vignettes anti-pollution sont même obligatoires pour lutter contre la pollution de l’air.
Des décisions urgentes s’imposent aussi et concernent les émissions liées au chauffage au bois, aux activités industrielles et agricoles, le développement des transports en commun et la conversion du parc automobile pour supprimer les véhicules les plus polluants, notamment les diesel. A l’étranger, des capitales comme Londres, Stockholm, Oslo ou Dublin ont déja instauré un péage urbain pour décongestionner leurs centres-villes.

La France n’a pas pris la mesure des enjeux sanitaires de la pollution de l’air qui provoque chaque année 48 000 décès et coûte à la société 101 milliards d’euros par an. Les gouvernements successifs ont durant des années subventionné la motorisation la plus polluante, faisant de l’Hexagone le champion du diesel. Le silence de Ségolène Royal, la ministre de l’environnement, depuis le début de l’épisode de pollution actuel, est l’illustration s’il le fallait de l’immobilisme du gouvernement.

Quelques documents et liens à insérer dans les articles.
Réalisation de cartes personnelles de la pollution de l’air en France.

Quelques pistes pour lire l’information

L’actu
Mon quotidien
Sud-Ouest
La Dépêche du midi 47
Kiosque du CDI

Infos avec fiches d’actu, articles et quizz sur l’actualité internationale

http://rattrapages-actu.fr/
http://lafeuille.info.epjt.fr/ (l’info vue par les étudiants journalistes de Tours)
http://lirelactu.fr/ (excellent site mis en place par le Ministère de l’éducation nationale)
http://www.lactualite.com/
http://www.lemonde.fr/actualite/
http://www.lemonde.fr/international/
https://news.google.fr/
http://www.lefigaro.fr/
http://www.france24.com/fr/france/
http://www.bfmtv.com/breves-et-depeches/
http://www.france5.fr/emissions/medias-le-magazine/videos/la_semaine_mediatique_1_du_07122014_07-12-2014_670229 (la semaine des médias en images sur France 5 et sur France Télévisions).
http://www.ijba.u-bordeaux-montaigne.fr/lafabriquedelinfo/ (sur la fabrique de l’info)


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