Le collège lauréat du concours national UNESCO 2018 à Paris !


Article de presse-la Dépêche du midi-samedi 28 avril 2018.
Le collège Jean Boucheron lauréat du concours UNESCO 2018

Les collégiens de 4ème de Castillonnès sont lauréats de l’édition 2018 du concours national de l’UNESCO sur les droits de l’homme et la liberté d’expression pour leur projet sur les places de la démocratie (« A tout moment la rue peut aussi dire NON »).
Le projet citoyen des collégiens « places libres » est soutenu par Romain Humeau, Ioulia Klekot, la Ligue des droits de l’homme, Amnesty International et l’Institut juridique d’Aquitaine (IJA).Ils recevront prochainement le diplôme national et quelques autres récompenses .2 élèves représenteront le collège de Castillonnès lors de la réception à Paris à la fin du mois de mai ( visite de Mediapart et de France Culture, émission de télévision, rencontre avec des journalistes de France Inter, Maison des journalistes...).

180 secondes et un pitch

Le projet citoyen a été conçu comme une tribune pour défendre la liberté d’expression et les valeurs démocratiques  : il a permis aux élèves d’exprimer leur indignation face aux atteintes aux droits humains. Le concours de l’UNESCO récompense l’originalité d’un projet scolaire en lien avec la défense des droits et la liberté d’expression comme formes d’engagement. Une trentaine d’ équipes ont été sélectionnées sur la base d’un mémoire écrit et d’une vidéo de projet et ont participé aux sélections.

Des causes à coeur

Marie Couleau et Milan Théodore-Delage représentaient le collège : ils ont présenté leur plaidoirie sur le thème d’actualité qu’est la question des libertés civiles et des droits politiques à travers le projet « places libres » et de textes écrits sur la démocratie (« Agora ») qui seront publiés dans le recueil édité par la Ligue des Droits de l’Homme et l’Institut international de la paix.
Le soutien de Romain Humeau, de Iouli Klekot et de l’Institut juridique d’Aquitaine (IJA) ont aussi été déterminants pour donner corps à l’étude et à son orientation pédagogique : la poésie, le témoignage et la chanson contribuent à la démocratie quand ils se mettent au service d’une cause sociale, économique ou politique pour dénoncer des abus, des injustices, des inégalités, des formes d’exploitation et d’oppression, des violences..... ; elles peuvent aussi sans s’engager parler de ce qu’elles voient avec leur liberté d’expression et d’opinion et leurs propres convictions pour faire écho et donner sens à l’actualité.
Les 15 textes du recueil « Agora  » composés par les élèves confrontent les thèmes abordés dans l’étude musicale aux articles des textes fondamentaux des Droits de l’Homme et de la Convention européenne. Ils mettent en avant leur opinion critique, leur réflexion, leur raisonnement, avec la sincérité, la sensibilité, la force et la conviction de leurs mots.
«  La musique n’est que le point d’aboutissement de la déclamation de la poésie, des idées et de l’expression….Elle est toujours mobilisatrice quand elle revendique la liberté , défend les droits et croise les regards…et elle est sûre d’être entendue » (Romain Humeau-2015).

Le besoin de démocratie

« Le sujet sur les places de la démocratie était difficile.Tous les élèves peuvent être satisfaits du travail qu’ils ont réalisé. Le prix récompense leur travail, sérieux, original et authentique ; le projet s’intègre parfaitement aux commémorations du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il souligne aussi que de nombreux citoyens ne voient pas la démocratie comme une fin en soi. Les gens veulent la liberté, ça c’est sûr, mais ils aspirent également à la croissance économique, à la justice sociale, à la sécurité et au bonheur. Lorsque les dirigeants élus ne parviennent pas à produire ces biens publics, les citoyens ne peuvent guère être blâmés pour leur désillusion ou leur contestation…Pour être libre, la démocratie ne suffit pas !..... ». BP
Le projet citoyen « Places libres » a été conçu comme une initiation politique et démocratique, civique, médiatique et artistique. Toutes les révolutions et autres mouvements contestataires des places constituent en effet des jalons importants dans la vie des idées et des libertés, de l’histoire des sociétés et des nations.
A tout moment la rue peut aussi dire NON, c’est juste un constat, une proposition de départ : « Comment accepter de vivre dans un monde contrôlé par des pouvoirs incapables de donner la liberté et la dignité aux populations ? ».
Une enquête citoyenne pour faire le tour du monde des places et des Etats, s’interroger sur les valeurs et les choix démocratiques et aborder de nombreuses questions de société en lien avec l’actualité et le changement historique, ses formes, ses pratiques et ses manifestations les plus variées.
« Places libres »" constitue l’étape finale d’un long travail de recherches et de réflexion réalisé en cours par les élèves, d’idées et de constatations concernant les atteintes aux droits de l’Homme et les mouvements contestataires sur les places des grandes villes et sur tous les continents depuis 2013.
Vous pourrez retrouver toutes les informations sur le projet « Places libres » sur le site du collège de Castillonnès et de l’UNESCO-Paris.


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