Les mutations de l’économie française et leurs conséquences géographiques


- La nouvelle donne de l’économie française

- 1) Les transformations du système productif

- La France est une grande puissance économique
- 5ème rang mondial
- Son système productif a connu de profondes transformations au cours des 30 dernières années : aujourd’hui, la richesse du pays repose principalement sur les services et les industries de haute technologie.

- Système productif : ensemble des activités économiques, de la conception à la commercialisation.

- L’Etat n’intervient plus de manière aussi directe qu’autrefois dans l’économie : son rôle dans la répartition des activités sur le territoire doit désormais tenir compte de l’influence grandissante des autres acteurs de l’aménagement comme l’Union européenne, les collectivités territoriales et les entreprises.

- 2) La recomposition des espaces de production

- En France, les activités productrices sont très concentrées : 4 régions assurent 52% de la production nationale (Ile de France 28%, Rhône-Alpes 10%, PACA et Nord-Pas-de-Calais 14%)
- La modernisation de l’économie entraîne une redistribution en faveur des grandes villes de l’ouest et du sud (PIB en hausse dans ces régions), et accentue le phénomène de métropolisation (transformation des paysages ruraux, industriels et urbains MAIS pollution agricoles, industrielles et technologiques....).

- Métropolisation : processus de regroupement du peuplement et des fonctions de commandement dans les grandes villes.

- 3) Des perspectives incertaines

- Intégrée dans le processus de mondialisation, l’économie française est vulnérable.Elle est de plus en plus dépendante des marchés internationaux pour l’achat des matières premières et de l’énergie pour la vente des productions.
- Les emplois précaires et sous-qualifiés sont en nette progression et le chômage demeure à un niveau élevé (il touche 9,5% de la population active).
- Les délocalisations ne concernent qu’un nombre limité d’emplois industriels (0,38% par an) mais affectent quelques régions en particulier (Nord-Pas-de-Calais) et touchent le secteur des services.

- Délocalisation : déplacement vers l’étranger d’une activité économique existant en France pour des raisons liées aux coûts de production et de main d’oeuvre.

- A retenir : les points forts de l’économie française

- A)Les services

- le secteur tertiaire occupe 73% de la population active et produit 3/4 de la richesse (il produit des emplois dans les services marchands).
- secteur également stimulant dans le domaine de la sous-traitance et qui développe les fonctions périproductives des entreprises (cabinets comptables, gardiennage.....).
- secteur très diversifié : tourisme, loisirs, éducation....
- la géographie des activités tertiaires est de plus en plus influencée par les entreprises étrangères (les emplois qui en dépendent ont été multipliés par 4 depuis 1994).
- le secteur tertiaire reste concentré dans les métropoles et à Paris notamment (services nombreux et spécialisés : universités, services médicaux de pointe....).Il entraîne une hiérarchie des villes en fonction de la taille de leur zone d’influence.
- les espaces ruraux qui restent faiblement urbanisés ont des services limités (services de proximité, tourisme vert....).
- les territoires du tertiaire en France sont nettement individualisés autour de Paris et des autres métropoles de rang européen ou régional.

- Sujet possible : le tourisme de mémoire

- En France, le tourisme est un secteur économique fondamental : il représente 7% du PIB et emploie plus d’1M de personnes.A côté des activités touristiques traditionnelles sont apparues de nouvelles pratiques.
- C’est le cas notamment du tourisme de mémoire qui repose sur la découverte de sites ou de monuments où s’est jouée une part de l’Histoire.Ce type de tourisme contribue à renforcer l’identité nationale autour de quelques lieux symboliques (plages du débarquement, Oradour sur Glane, Verdun....).
- Il permet aussi aux régions concernées de faire de la mémoire collective des outils de promotion et de développement local (création d’emplois, source de revenus, construction d’équipements spécifiques....).

- B) L’industrie

- La France est la 3ème puissance industrielle européenne derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni.
- 4 millions de salariés en 2007.
- Secteurs porteurs : aéronautique, industrie pharmaceutique.....
- Grands groupes : Renault-Nissan, Sanofi-Aventis ou l’Oréal, Danone....
- L’industrie française est innovante et dynamique mais subit la concurrence des pays étrangers : leurs coûts de fabrication sont très inférieurs, ce qui entraîne la fermeture de nombreux sites de production sur le territoire.
- Dans cette perspective, elle doit revoir la manière dont elle s’organise et diversifier ses stratégies d’implantation.
- De nouvelles fonctions pour l’industrie : en 2010, 50% des salariés de l’industrie française ne sont pas ouvriers mais chercheurs, techniciens, ingénieurs ou gestionnaires ; on parle de tertiarisation de l’industrie.
- De nouveaux espaces industriels : jusque dans les années 80, la géographie industrielle de la France était cantonnée à l’est d’une ligne le Havre-Marseille.
- Depuis 1982, la décentralisation a conduit à l’implantation d’industries dans l’ouest et le sud de la France.
- La France industrielle du nord-est est en perte de vitesse et les vieilles régions manufacturières n’ont pas encore réussi leur reconversion.
- Aujourd’hui, la localisation des industries répond à d’autres critères : réseaux de transports, proximité des centres décisionnels, encadrement scientifique, cadre de vie agréable....
- La création des 16 pôles de compétitivité (technopôles) soutenue par l’Etat témoigne de ces orientations.Après les régions parisienne et lyonnaise, ce sont depuis 2000 les régions méridionales et leurs métropoles qui bénéficient du plus fort dynamisme.

- C) L’agriculture

- La France est la première puissance agricole européenne.
- Secteurs productifs:céréales, vin et volailles
- Son agriculture est moderne et performante : elle s’est beaucoup transformée avec le soutien de l’Etat et les subventions européennes.
- Mécanisation, engrais= agriculture intensive et productiviste.
- L’agriculture française est au coeur d’une puissante filière de production qui fait d’elle le premier exportateur mondial de produits agro-alimentaires transformés.
- MAIS les agriculteurs sont soumis à une forte concurrence internationale : ils sont de plus en plus dépendants des décisions prises en amont ou en aval de la production.
- Certaines exploitations résistent mal à ces contraintes économiques : leur nombre a été divisé par 4 depuis 1950 et les agriculteurs ne représentent plus que 3,5% des actifs en 2009.

- Les espaces agricoles restent spécialisés et variés : ils occupent 60% du territoire national.
- 3 grands systèmes de productions dynamiques dominent : grandes cultures (blé, mais), élevage (lait, viande) et cultures spécialisées (légumes, fruits, fleurs).Ils correspondent à des ensembles régionaux spécifiques (cf carte des systèmes dominants et autres formes de mise en valeur).
- La polyculture et l’agriculture dans les régions de moyenne montagne déclinent.
- Les surfaces cultivées disparaissent au profit des friches ou de la forêt : c’est l’identité même de certains espaces ruraux qui est remise en cause (Massif Central, Préalpes.....).
- De nouveaux défis pour l’agriculture : crise de confiance des producteurs et des consommateurs.
- Les aides financières attribuées par l’UE ne dépendent plus des quantités produites : les agriculteurs doivent désormais participer plus activement à la protection de l’environnement et des paysages.Dans cette perspective, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l’agriculture biologique : forte évolution depuis 2006 des surfaces certifiées bio (x5) et du nombre d’entreprises de transformation de ces produits (x8), donnant ainsi naissance à une nouvelle filière agro-alimentaire(ouest et sud de la France).
- La Bretagne est en 2010 la première région agricole européenne (transformation des volailles, charcuterie, plats cuisinés....).

- Conclusion

- Une économie performante mais des secteurs en pleine mutation.
- Des modifications de l’organisation du territoire : l’attraction de l’ouest et du sud.
- Le poids économique du secteur tertiaire et le rôle des services dans l’organisation du territoire
- La France, une grande puissance agricole

- Bien relire les pages du livre qui correspondent à ce chapitre.

- Bonne fin de préparation
- B.PHILIPPE


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